The French taste Psychiatric Survivors Mutual Help Groups (GEMs)
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Les GEMs et les questions de sous

D 7 avril 2019     H 02:55     A Stefan Jaffrin     C 0 messages


Chaque GEM dispose chaque année d’une enveloppe budgétaire de plus ou moins 75 000 Euros qui lui est attribuée par l’ARS du département. Cette enveloppe budgétaire sert principalement à payer les frais fixes du GEM (les salaires des animateurs et la location du local). 90 % du financement moyen des GEMs dépend de la subvention ARS et ceux-ci n’ont donc ni les moyens d’investir dans de l’équipement perfectionné (ordinateurs, moyens de transport …), ni dans des sorties à plus de quelques kilomètres de chez eux.

Beaucoup de GEM arrivent cepedant en jonglant avec les contraintes financiéres, a accumuler un certain capital qu’ils vont pouvoir investir dans du gros matériel (achat d’un véhicule pour 10 à 20 000 Euros), voire même achat de leur doomicile comme c’est le cas pour le GEM de Nantes ou deCournon (Puy de Dômes).

Un simple budget de base
L’idée des GEMs c’est de donner les bases vitales à ces associations pour qu’elles puissent survivre et partir ensuite en quête de leur autonomie. En soit le financement de l’ARS seul ne peut pas suffire très longtemps. L’État leur donne les moyens minimaux, ceux qui leur permettent tout juste de ne pas mourir de faim : une fois financés les salaires et les murs, il ne reste souvent moins de 1000 Euros par mois à consacrer aux activités extérieures, d’autant plus que depuis 2016 les GEMs sont encouragé à avoir deux salariés. C’est à eux de faire preuve d’imagination pour transformer le plomb en or et aller chercher des subventions complémentaires. Les autorités de Santé peuvent aussi espérer que le GEM deviennent de plus en plus indispensables aux collectivités locales et les faire progressivement financer par les départements et les régions. Sans vouloir faire de la futurologie on peut penser qu’un jour certains GEMs pourraient (rien ne leur interdit) se lancer en coopératives ouvrières C’est déjà un peu le cas de plusieurs d’entre eux particulièrement imaginatifs comme celui de Connexion + à Châtelet qui a ouvert une librairie, pourront peut être un jour trouver les conditions de leur autofinancement.
Il est étonnant que malgré ces conditions précaires d’existence (rappelons qu’un GEM est 5 fois moins bien financé qu’un centre aéré), il n’est quasiment pas question de GEMs qui aient fermé leur porte ( et lorsque c’est le cas la faute en est plutôt attribuée aux adhérents, voire au président qui a selon une image que l’on nous a plusieurs fois rapporté « pété un câble » en oubliant de prendre ses médicaments. Il arrive fréquemment que des GEMs partent en vrille à cause de problèmes de gouvernance, de mésentente entre membre ou de malversation financiére1 - , mais cela va rarement jusqu’à la fermeture du GEM

La solution la moins chère du monde
Vu du point de vue financier on peut même dire que les GEMs sont un véritable petit miracle économique : jamais on avait trouvé une solution à si bas coût pour s’occuper de façon humaine de cette population. Pour le prix de 100 journées d’hôpital, on a de quoi occuper 50 personnes à l’année.

Et les bénéfices sont là. L’étude de l’ANCREAI a montré que grâce aux GEMs et à leur rôle stabilisateur on évitait de nombreuses ré-hospitalisations et recours aux services médicaux, notamment ceux du CMP, puisque l’animateur est également amené à jouer le rôle d’assistante sociale de ces ouailles. Les GEMs permettent également d’éviter beaucoup d’autres tracas financiers : coûteuses tentatives de suicide , désengorgement partiel du CMP fluidification des rapports des adhérents du GEM avec les services sociaux.,…

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