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Animateurs en Burn out

D 27 juillet 2019     H 05:01     A Stefan Jaffrin     C 0 messages


J’ai appris hier qu’un de mes animateurs de GEM favoris était en arrêt maladie depuis plusieurs mois.Comme d’habitude personne ne sait ce qui lui arrive. En tout cas c’est clair que les burn-out sont assez fréquent chez les animateurs de GEM les moins aguerries, pour peu que le GEM ait des problèmes d’argent, que les parrains et gestionnaires soient lointains, que les relations ne soient pas au beau fixe avec le président-adhérent.... Ce qui était exactement le cas ici. Le GEM en question continue cependant de tourner bien qu’il n’ait depuis 2 mois que des stagiaires en guise de professionnels et le support hebdomadaire d’un GEM voisin.

Etre animateur de GEM n’est pas forcément une sinécure si ce métier n’est pas organisé dans une situation optimale. C’est notamment vrai pour les GEMs qui n’emploient qu’un animateur (c’est le cas de beaucoup de GEMs parisiens dont les loyers trop élevés consomment la plus grande partie de la subvention). L’animateur se retrouve donc seul à devoir gérer des situations très complexes et à devoir supporter la pression des adhérents et de son gestionnaire, sans oublier celle des parrains et des autorités de santé locales (les fameuses ARS qui peuvent être redoutables quand elles s’y mettent - obliger le GEM à fermer quelques semaines pour non respect d’une norme sanitaire,.... ;-)

Heureusement très souvent si il est seul dans son GEM, l’animateur a souvent des copains dans un GEM voisin qui dépend parfois du même gestionnaire. Le gestionnaire disposant parfois de 3 GEMs, c’est donc un groupe de 5 ou 6 animateurs qui travaillent main dans la main. Dans ce cas, culture d’entreprise et solidarité professionnelle aidant, la situation est gérable, voire même assez agréable à vivre.
D’ailleurs la plupart des animateurs de GEM que j’ai rencontré étaient relativement heureux a part 3 ou 4 qui avaient l’air particulièrement stressés, 2 ou 3 qui se battaient avec leur gestionnaire, leur président, leur parrain ou leur ARS, voire le maire de la ville, et les 10 % de GEMs qui répondent que ce n’est pas le moment de leur rendre visite. On m’a beaucoup parlé du burn-out, mais je l’ai peu vu à l’oeuvre. Ca sera un des objets de ma seconde année de thèse.

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