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L’évaluation des GEMs

D 6 janvier 2020     H 17:07     A Stefan Jaffrin     C 1 messages


Nul besoin de beaucoup de jugeotte pour comprendre que les GEMs jouent un rôle essentiel dans la vie de milliers de personnes (25 000 adhérents). Les 500 GEMs de France accueillent chaque jour plus de 10 000 personnes qui bien souvent se seraient retrouvées seules chez elles .... et triste la plupart du temps. Tout ça pour 40 millions d’Euros, soit 15 euros de forfait journalier : c’est pas cher payé le bonheur ou du moins l’atténuation de la souffrance sociale. Moins que le prix d’un déjeuner.

Mesurer l’impact sanitaire et social des GEMs

Dés les premières années les fédérations de GEMs ont cherché à mesurer l’impact des GEMs. C’était d’ailleurs un des buts de l’Anegem, le bureau d’étude créé par la Fnapsy, que de permettre cette évaluation.

Le site Mut-GEM a lancé un FloriGEM sur l’évaluation des GEMs en association avec le GEM de Saverne (Alsace) dont l’étude pose deux questions fondamentales : "Est ce que les GEM peuvent faire avancer la connaissance de la souffrance psychique ? Les GEM participent -ils à une thérapie ?"

Pour les 10 ans de l’existence des GEMs une vaste enquête qualitative a été menée par l’ANCREAI auprès de 25 GEMs et 60 gémeurs pour apporter des précisions sur l’utilité des GEMs. Le rapport, dirigé par Carole Peintre a été rendu public en 2017.Elle a été suivie en parallèle par une même évaluation au niveau des GEMs du Val de Loire qui a eu lieu en 2015 puis de nouveau en 2017.

La question de l’évaluation de l’impact positif des GEMs sur leurs adhérents se heurte cependant à une difficulté de taille : l’accueil inconditionnel qui y est pratiqué. Les adhérents d’un GEM n’ont aucun compte à rendre au GEM, ni sur le suivi de leur traitement, ni sur leurs occupations. Les interroger sur ceux-ci s’est déjà empiéter sur leur vie privée et reproduire le même type de rapport coercitif qu’en milieu hospitalier. En 2016 les ARS avait d’ailleurs demandé aux GEM des données précises sur leurs adhérents et leurs parcours de soin. Ce qui avait provoqué un tollé de la part de l’UNGF (https://entraide-mutuelle.net/La-tentation-de-controler-les-GEMs)

Ce qui est sur en tout cas c’est que les GEMs évitent énormément de ré-hospitalisation et de tentatives de suicide. Les gémeurs font plus attention à leur santé, prennent mieux leurs médicaments. Certains animateurs nus ont parlé de plus de 80% de ré-hospitalisation depuis la fréquentation des GEMs. Quant on sait qu’environ 5% des personnes suivis par un CMP fréquentent un GEM, on peut penser que les GEMs doivent éviter pas loin de 15 000 hospitalisation par an et quelques dizaine de suicides.

Pour aller plus loin :

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